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Les tarifs de distribution du gaz et de l’électricité ont bondi

La CREG, le gendarme fédéral du secteur énergétique, a pointé du doigt, mardi, la forte hausse des tarifs de distribution de l'électricité et du gaz. Entre 2007 et 2009, ces derniers ont bondi de 35% en ce qui concerne l'électricité et de 28% pour le gaz.
Le prix du gaz a augmenté plus que l’électricité depuis 2003

Le gaz naturel est devenu bien plus cher depuis la libéralisation du marché de l'énergie en 2003, d'après une étude de la Commission de Régulation de l'Electricité et du Gaz (Creg) citée par la presse.
La note de gaz et d’électricité en hausse

La facture énergétique des ménages bruxellois et wallons devrait augmenter dans les prochaines semaines, rapporte jeudi Le Soir. La hausse atteindrait 9 à 10% en Wallonie et 4 à 5% à Bruxelles.
Pour Electrabel, “les prix belges restent compétitifs”

"Les prix belges restent compétitifs si on les compare aux prix des seuls pays voisins", a réagi mardi la société Electrabel à la suite d'une analyse de l'association de consommateurs Test-Achats selon laquelle "les Belges paient encore beaucoup trop pour leur électricité".
Rapport de la CREG: Electrabel conteste les accusations
Nous n'avons pas manipulé les prix sur le marché de court terme, indique Electrabel jeudi soir dans un communiqué.
Selon la société, la CREG n'a pas tenu compte du fait qu'Electrabel "est contractuellement obligée, tout comme les autres producteurs en Europe, de conserver des capacités de production de réserve pour garantir l'alimentation de ses clients et minimiser le risque de black out".
La CREG a expliqué jeudi qu'en 2007 et au premier semestre 2008, Electrabel avait fait des offres d'achats pour de grands volumes d'électricité à des prix très élevés alors que parallèlement, elle n'utilisait pas de la capacité de production disponible.
La Commission accuse ainsi Electrabel d'avoir artificiellement gonflé les prix, parlant même d'un mécanisme de "manipulation et de distorsion du marché".
Electrabel a indiqué pour sa part jeudi soir que les sommets atteints par les prix de l'électricité sur le marché de court terme fin 2007 "ont représenté une perte financière importante" pour elle.
"Pour continuer à alimenter ses clients, Electrabel a dû procéder à des achats d'électricité en bourse, à des prix dépassant largement le prix payé par ses clients. Electrabel a donc de ce fait subi une perte financière", souligne l'entreprise dans son communiqué.
Electrabel ajoute que les prix spots - ou prix sur la bourse à court terme - n'ont aucune influence "ni sur les prix appliqués aux clients résidentiels, ni sur les prix appliqués aux clients industriels, ni sur les prix wholesale, de sorte que cette prétendue manipulation n'est susceptible d'engendrer aucun bénéfice pour Electrabel, au contraire".
Ces éléments démontrent "clairement" que les accusations de la CREG sont infondées, conclut Electrabel, qui ajoute que les prix élevés sur les marchés de court terme étaient, à ce moment-là, "non le fait de prétendues manipulations d'Electrabel, mais la conséquence directe de l'indisponibilité de certaines centrales suite à des travaux de maintenance et autres problèmes techniques imprévus, de conditions climatiques exceptionnelles entraînant une hausse soudaine et brutale de la consommation et de problèmes similaires et concomitants sur le marché français de l'électricité".
(Belga)
Electrabel a contesté fermement jeudi soir les allégations de la Commission de régulation de l'électricité et du gaz (CREG) qui l'accuse d'avoir gonflé les prix sur le marché des grands volumes d'électricité en n'utilisant pas toutes les capacités de production disponibles.Les consommateurs industriels envisagent des actions contre Electrabel
La Febeliec, qui souhaite que les autorités de la concurrence et les autorités publiques examinent le dossier, n'exclut pas d'aller devant le juge. Dans une étude présentée jeudi, la CREG accuse Electrabel d'avoir fait, en 2007 et au premier semestre 2008, des offres d'achats pour de grands volumes d'électricité à un prix très élevé alors qu'au même moment, l'entreprise n'utilisait pas toutes les capacités de production disponibles. En d'autres mots, la CREG accuse Electrabel d'avoir gonflé artificiellement les prix, ce qui pourrait lui rapporter "au moins 100 millions d'euros" sur un an.
"Cela doit être analysé plus avant", a réagi Peter Claes, administrateur délégué de Febeliec. "S'il est question de telle pratiques, ce ne sera pas la fin de l'histoire. Nous demanderons alors aux autorités nationales de la concurrence et aux autorités publiques d'examiner le dossier. Je suppose que les autorités européennes de la concurrence seront aussi intéressées".
L'administrateur délégué de Febeliec estime toutefois qu'il est encore trop tôt pour entreprendre des démarches judiciaires. "Mais si nous prenons le temps d'analyser le dossier en profondeur et qu'il en ressort que c'est suffisamment fondé, alors nous déposerons une plainte", poursuit-il.
Febeliec, qui suit de près et depuis longtemps les Bourses énergétiques Belpex et Endex, a encore précisé ne pas être totalement surpris par l'étude présentée jeudi par la CREG.
(Belga)
Febeliec, la fédération des consommateurs industriels d'électricité, envisage d'entreprendre des procédures à l'encontre d'Electrabel s'il est prouvé, comme le prétend la Commission de régulation de l'électricité et du gaz (CREG), que la filiale de GDF Suez a gonflé artificiellement les prix sur le marché de gros de l'électricité.La CREG s’apprête à publier une nouvelle étude critique sur Electrabel
Selon cette étude, qui porte sur les prix du marché "spot" (prix instantané), Electrabel aurait usé de sa taille pour faire monter les prix afin de pousser artificiellement à la hausse les prix "forward" (prix futurs) qui serviraient de base à sa tarification, a indiqué le patron du groupe, jeudi après-midi, lors d'un point-presse.
Le 15 novembre 2007, journée qui a retenu l'attention de la CREG, les prix se sont envolés jusqu'à 2.500 euros/MWh, alors qu'ils n'excèdent généralement pas les 50 euros le restant de l'année.
Ce jour-là, Electrabel a effectivement eu recours au marché "spot" pour pallier l'insuffisance de son parc de production, explique Jean-Pierre Hansen qui met en avant des travaux de maintenance et une panne, combinés à un temps particulièrement froid, pour expliquer les besoins accrus de son entreprise ce jour-là.
Electrabel n'avait aucun intérêt à faire monter les prix, souligne-t-il, puisqu'elle était elle-même acheteuse.
Cette révélation intervient alors que ce jeudi, une étude selon laquelle Electrabel et SPE auraient encaissé 1,5 milliard d'euros en facturant à leurs clients industriels des droits d'émissions de CO2 obtenus gratuitement, est parue dans plusieurs journaux, provoquant le mécontentement des responsables d'Electrabel.
Interrogé à ce sujet, le porte-parole de la CREG, Laurent Jacquet, a démenti que la CREG soit à l'origine des fuites qui ont permis la publication des conclusions de cette étude.
Il a par ailleurs confirmé l'existence de l'étude sur le marché "spot", qui devrait être présentée la semaine prochaine, mais n'a pas souhaité la commenter.v
(Belga)
Selon le patron d'Electrabel, Jean-Pierre Hansen, la CREG (Commission de Régulation de l'Electricité et du Gaz) s'apprête à rendre publiques les conclusions d'une autre étude "à charge" du premier producteur d'électricité du pays, après celle sur les surfacturations de droits d'émission de CO2.
Surfacturations: pour la CREG, sa méthode de travail “tient la route”
"Notre méthode tient la route", a affirmé M. Jacquet, rejetant les critiques de M. Hansen selon lequel la CREG méconnaîtrait des "mécanismes élémentaires" du marché de l'électricité.
Les données publiées par la CREG, selon laquelle Electrabel et SPE auraient encaissé 1,5 milliard d'euros depuis 2005, en facturant à leurs clients industriels des droits d'émission de CO2 obtenus gratuitement, sont basées sur "des données d'Elia et d'autres sources" et non sur celles des opérateurs, reconnaît le porte-parole de la CREG.
Un dialogue s'est d'ailleurs engagé avec des représentants d'Electrabel sur la méthodologie utilisée dans l'étude mais "nous n'avons jamais reçu de proposition alternative, ni de donnée chiffrée de la part d'Electrabel", affirme-t-il. "Nous en avons conclu que notre méthode était bonne".
Les chiffres publiés par la CREG tiennent par ailleurs compte du fait qu'Electrabel a dû acheter des droits d'émission, en plus de ceux que l'entreprise avait reçu gratuitement, affirme le porte-parole.
Mais, souligne-t-il, "il existe une très forte corrélation entre le prix du marché et le prix des droits d'émission de CO2". Autrement dit, "le prix du CO2 se trouve dans le prix de l'électricité".
"Le problème n'est d'ailleurs pas uniquement belge; il est européen", poursuit M. Jacquet. D'autres pays, comme l'Allemagne et l'Espagne, ont d'ailleurs mis en place des "mesures contraignantes", visant à récupérer ces "windfall profits", ce qui n'est pas le cas jusqu'ici en Belgique.
Jeudi, le ministre en charge de l'Energie, Paul Magnette (PS), a annoncé son intention de demander la création d'une taxe destinée à récupérer les sommes touchées par les producteurs d'électricité à ce titre.
Laurent Jacquet a enfin démenti que la CREG soit à l'origine des fuites dans la presse qui ont permis la publication des conclusions de l'étude de la CREG dans plusieurs journaux ce jeudi.
(Belga)
Le porte-parole de la CREG (Commission de Régulation de l'Electricité et du Gaz), Laurent Jacquet, a défendu jeudi la méthodologie de la Commission, attaquée plus tôt dans la journée par le patron d'Electrabel, Jean-Pierre Hansen.La facture de gaz et d’électricité toujours contestée

On a assisté, hier, à de vifs débats en Commission économie de la Chambre à propos d'un possible accord secret sur les tarifs de distribution de l'électricité et du gaz, accord qui aurait été passé entre certaines intercommunales et la CREG.