Archive pour la catégorie ‘chômage économique’
546 entreprises en difficulté ont demandé l’aide de l’Etat
Finalement en avril, le gouvernement tranchait en adoptant des mesures anticrise: suspension totale ou partielle du contrat de travail, réduction du temps de travail, ou crédit temps de crise. Ces mesures ont pris cours fin juin, elles sont temporaires, applicables jusque fin décembre. Ces mesures devaient permettre aux entreprises de traverser les difficultés sans procéder à des licenciements, mais tout en réduisant temporairement le nombre de travailleurs. Mais à certaines condtions. Aujourd'hui, premier bilan partiel: 546 entreprises ont introduit la demande, la majeure partie invoquant une diminution de 20% au moins de leur chiffre d'affaire.
Dans le secteur textile et celui des fabrications métalliques, une convention collective a rapidement été signée ouvrant la porte au recours au chômage technique pour les employés et aux autres mesures. En 15 jours seulement, à la mi juillet,157 entreprises avaient déjà introduit un dossier à l'ONEM. Le bilan à ce jour devrait être plus important encore.
A cela il faut aussi ajouter les entrerpises des autres secteurs, soit 389 qui ont introduit un dossier, avec déjà 258 réponses positives.
Combien de travailleurs cela concerne-t-il, depuis début juillet ? Pas de réponse, pas de statistiques encore de l'ONEM. Mais rien que pour la région Liégeoise, et pour ne prendre que quelques grosses entreprises, Arcelor par exemple a mis au chomage technique 1500 employés et cadres, Magotteaux entre 200 et 250, CMI quelques 300.
Chez la ministre de l'emploi, qui a prévu un budget de 70 millions d'euros pour couvrir le côut de ses mesures pour l'ONEM, pas trop d'étonnement: les mesures correspondent bien à une attente, une nécesssité pour éviter des licenciements.
(M.-P. Jeunehomme)
En hiver dernier le projet avait fait grand bruit, divisant les patrons et les syndicats: fallait-il étendre aux employés le système du chômage économique applicable jusqu'ici aux seuls ouvriers?Il n’y aura pas de chômage temporaire pour les employés

Il n'y aura pas de chômage temporaire pour les employés. C'est ce qu'a déclaré la vice-première ministre PS Laurette Onkelinx, mercredi après le comité ministériel restreint.
Chômage économique des employés: on discute toujours

Le gouvernement cherche toujours une solution pour le chômage économique des employés. Les discussions se poursuivent en cette fin de semaine au sein du groupe de travail intercabinets et le dossier est à l'ordre du jour du Comité ministériel restreint prévu lundi en fin d'après-midi.
Chômage économique des employés: les discussions se poursuivent
Elle a indiqué jeudi à la Chambre que la dernière formule examinée par le groupe de travail intercabinet retient deux pistes: d'une part une réduction du temps de travail pouvant aller jusqu'à 1/4 temps et d'autre part une diminution des prestations de travail, sorte de crédit-temps de crise. Cette dernière proposition s'articule elle-même en deux parties: soit la diminution des prestations est réglée par un accord individuel entre l'employeur et le travailleur, soit il s'agit d'une réduction collective.
Si un accord intervient, ces mesures seraient d'application pour 6 mois, éventuellement prolongeables, et pourraient être d'application à partir du mois de mai avec un éventuel effet rétroactif.
Mme Milquet répondait ainsi à des questions de trois parlementaires dont Georges Gilkinet (Ecolo).
On a appris par ailleurs que le groupe de travail intercabinet se réunit à nouveau ce jeudi soir. La discussion est toujours difficile en raison notamment des réticences des syndicats.
Les propositions formulées par Mme Milquet notamment en ce qui concerne la réduction des prestations de travail individuelles ou collectives (suspension partielle ou globale du contrat de travail pour force majeure) fixent des conditions très strictes. Ainsi, une entreprise ne pourrait y recourir par exemple que si elle a enregistré une diminution de 20 pc de son chiffre d'affaire ou 20 pc de chômage économique. Pour les diminutions collectives, l'entreprise devrait aussi prouver que les deux premières possibilités sont insuffisantes. Toujours sur ce point, les organisations syndicales voudraient que la décision passe par la commission paritaire du secteur concerné.
Ce système serait tout à fait indépendant du crédit-temps en vigueur actuellement.
La discussion se déroule au niveau du gouvernement mais en concertation avec les partenaires sociaux. En cas d'accord, il faudrait réunir ceux-ci avant de passer devant le Conseil des ministres.
(Belga)
La ministre de l'Emploi Joëlle Milquet tente toujours de trouver une solution au problème du chômage économique des employés.